Dans cet interview Jean-Pierre Dupuy, qui est un artiste et un homme de théâtre, comédien, metteur en scène, directeur de compagnie, fondateur de l’Actéa : centre de formation pour jeunes comédiens à Caen, parle sans détour de son expérience de la psychanalyse.
Du contentement qui en résulte mais pas seulement !
On entend aussi très bien la mise au travail qui s’est faite par le truchement du transfert, permettant un élan vital décisif, donnant toute sa place à son goût pour la vie, l’amour et l’art. Son rapport à l’inconscient s’est modifié, vers une ouverture, vers l’accueil possible de l’imprévu, l’incompréhensible… et cela a joué sa partie dans sa vie professionnelle multiple, foisonnante, créative, au rythme de son désir décidé.
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Lien vers la vidéo de Jean-Pierre DUPUY – Cliquez sur l’image
4,00 – L’interprétation des rêves
4,50 – L’Autre scène
6,50 – La mise en scène
9,10 – Poésie
10,30 – Charme
12,05 – L’inquiétante étrangeté
15,30 – Par hasard – La rencontre amoureuse
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Les tableaux qui jalonnent la vidéo, conçus à partir de photos déchirées et collées, sont de lui. Et la revue Gobo.5 est illustrée par ses collages et ceux de son ami Yann Voracek qui en a réalisé le montage et le graphisme, les textes sont de Jean-Pierre Dupuy.
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J’ajoute une mention toute spéciale pour la musique qui accompagne la vidéo, où la voix apporte un contrepoint sublime. Cette voix de femme nous emmène vers cet ailleurs dont justement Jean-Pierre Dupuy parle, l’inconscient, les rêves, l’amour… avec sa truculence et sa voix rocailleuse.
Il s’agit d’extraits du Magnificat et Largo de Jean-Sébastien Bach. Arrangement et interprétation par Agnès Pinardel-Minier et Marc Pinardel.
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Voici un texte de Jean-Pierre Dupuy extrait de « Défaire le Théâtre »**
« Quel est l’enseignement que nous délivre la psychanalyse ? (…) Serait-ce que « le temps ne passe pas » ? *
L’inconscient ignorerait-il le temps ? La réalité de l’inconscient est d’être présente à tout instant de notre vie. Sous une forme « déguisée », frauduleuse. Un inconnu habite donc en nous en permanence. Nous tenons prisonnier l’inconscient. Comment aménager et offrir un droit de vivre à l’inconscient ? La cure psychanalytique essaie de répondre. Place faite au doute, au questionnement, à l’inattendu, à l’imprévisible, à l’insensé, à l’incompréhensible dans nos vies. (…) Le « Roman », la fiction rendent-ils cette « expérience » possible ? Ou la poésie encore mieux ? L’amour ? ».
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* Louis Aragon, Théâtre-Roman, p49, 73, 76. Imaginaire/Gallimard, 1998.
** Jean-Pierre Dupuy, GOBO.5, juin 2025, p.22.












