Ludmila Volf : « Le fil de mon travail d’artiste et de scénographe »

« La psychanalyse m’a permis de tenir le fil de mon travail d’artiste et de recherche à l’atelier ».

Fondamentalement artiste plasticienne, Ludmila Volf travaille comme scénographe et peintre décoratrice pour le théâtre, l’opéra, le cinéma, la mode et l’événementiel.

Dans cet interview, elle explique comment la psychanalyse, et le soutien de son psychanalyste, lui ont permis de tenir le fil de son travail de création. Création où les mots et le rapport à l’inconscient ont une place toute particulière.

En visitant le site de Ludmila Volf vous aurez le plaisir de découvrir ses œuvres, nombreuses, diverses, lumineuses, délicates :  ludmilavolf.com

Nicole Busquant Le Gouedec « Enseigner encore, ne pas démissionner »

Nicole Busquant Le Gouedec est professeure de lettres, histoire et géographie en lycée professionnel.

Ne pas démissionner

Dans cet interview, elle montre comment la psychanalyse lui a permis d’être à nouveau « debout » devant ses élèves, alors qu’elle était « au bord de la démission ».

Enseigner encore

Avec la psychanalyse « j’ai pu repérer ce qui se jouait à mon insu dans le rapport aux jeunes et comment je m’identifiais beaucoup trop à leur situation. Je me mettais à leur place. »

« On s’enseigne sur le divan et dans la vie professionnelle … de l’erreur et du ratage dans le rapport aux élèves. » … Avec la psychanalyse, j’ai pu « approcher l’erreur non plus comme une faute mais comme une production qui a quelque chose à dire. »

À signaler, la musique qui accompagne la vidéo est une œuvre originale de Jacques Le Gouedec  » Deux rangs de parpaings » 2012.

Jean-Yves Marion « Dépasser ce qui me semblait interdit »

Après une longue carrière et de multiples métiers dans l’industrie de l’énergie, Jean-Yves Marion est devenu historien.

Dans cet interview, il montre comment sa psychanalyse, pourtant brève, lui a permis de

« lever des interdits

(concernant) des choses que je ne me sentais pas en droit de pouvoir acquérir ou faire.» 

« Je pouvais m’autoriser à entreprendre quelque chose qui m’avait toujours fait rêver. »

Marie-Joëlle Prévert « Partenaire de l’enfant »

De l’enseignement des mathématiques aux collégiens, aux « gros mots » des jeunes enfants dans un centre de pédopsychiatrie,

de l’orthophoniste cognitiviste à la clinicienne lacanienne,

Marie-Joëlle Prévert met en valeur dans cet interview les moments forts de son riche parcours avec la psychanalyse. Toujours attentive à ce que lui apprennent les enfants.

« Je m’intéresse à son monde, je m’intéresse à sa vie, pour moi, c’est la meilleure façon pour devenir… partenaire de l’enfant. »

« Un enfant c’est un sujet, et même s’il vient avec ses parents, c’est lui le principal personnage. »

« Le dysfonctionnement ça n’existe pas, par contre il y a un fonctionnement autre. Si on considère que c’est un dysfonctionnement, on veut ramener l’autre dans les normes… si on pense que c’est un fonctionnement autre, on va essayer de rechercher ce fonctionnement autre, et c’est très éclairant même du point de vue cognitiviste pour pouvoir travailler avec un enfant. »

Élina Quinton « Un lien à vie », sur le livre de Francesca Biagi-Chai

Élina Quinton est psychologue au Pôle Santé Mentale de Mayenne.

Elle s’appuie dans son interview sur son expérience de la psychanalyse qui permet de transmettre « l’importance du singulier », et sur ses rencontres avec Francesca Biagi-Chai, dont le livre résulte d’une série d’interview avec elle et Nathalie Leveau. Ce livre est intitulé :

« Traverser les murs, la folie de la psychiatrie à la psychanalyse »

Cet ouvrage dessine les contours d’une création originale de Francesca Biagi-Chai:

« L’hospitalisation de jour »

 Il s’agit de l’invention d« un lieu où un lien existe », d’un lieu qui permet de faire accueil pour les patients « au bord » pour qui vivre complètement dehors est difficileL’hospitalisation de jour vise à réunir les conditions d’« un lien à vie », c’est à dire un lien pour la vie : elle « permet un ré-accrochage à la vie pour beaucoup de patients ».

Élina Quinton, dans cet interview, parle de ses rencontres avec Francesca Biagi-Chai et de cette création, qui « nou[e] clinique du sujet, institution et concepts théoriques ». Ce préalable lui a permis à son tour de contribuer à mettre en œuvre un tel lieu d’Hospitalisation de Jour, au Pôle Santé Mentale de Mayenne.

– Lien vers un interview de Francesca Biagi-Chai réalisé par Fabienne Hulak et Aurélie Pfauwadel avec les étudiants et enseignants du Département de psychanalyse de Paris 8.

Anne-Sophie « Les effets de la parole en psychiatrie »

Anne-Sophie nous fait découvrir dans cette interview son travail de psychologue en psychiatrie où parfois « la souffrance est palpable » au point qu’on peut se demander ce que peut la parole. Elle donne plusieurs exemples où malgré des histoires de vie terribles, malgré un délire…

« parler ça sert ! »

Elle montre l’importance d’avoir éprouvé dans sa propre psychanalyse les effets de la parole, pour ensuite parier sur un lien de parole avec les patients qu’elle rencontre.

David Briard « Bouffée d’oxygène en pédiatrie »

Pédiatre, responsable du service de médecine pédiatrique au CHU de Rennes, David Briard montre dans cet interview les effets de sa psychanalyse dans sa pratique.

« De par nos pratiques très médicales, on peut très bien enfermer quelqu’un dans sa maladie…

S’occuper des malades… et pas que de leurs maladies !

est une préoccupation permanente de tous les soignants. Ma psychanalyse a eu pour effet que progressivement j’introduise dans le service de nouvelles inventions, avec comme visée de rendre plus vivants nos patients, leur faire mieux accepter leurs traitements, mieux s’accepter eux-mêmes.

Ces inventions comme « Bouffée d’Oxygène » et « Coup de Pouce » – il y en a bien d’autres – cherchent à faire sortir les patients de l’ordinaire du « bouillon médical », pour repartir autrement de cet hôpital, remordre la vie autrement. Une autre invention, le nec plus ultra ! est : « la conversation avec les patients ».

Toutes ces inventions, qu’il s’agisse d’une sortie, ou d’une activité comme le jardinage… sous-tendent la recherche d’un effet du côté de l’énonciation du patient, de la subversion du médical… C’est avoir une haute idée du pouvoir des mots et pourtant, de l’analyse on en ressort humblepuisqu’il faut laisser la place à ce que les inventions « langagières » viennent du patient comme du soignant.

De ces inventions, Puls médecine, s’en fait l’adresse. Puls ! fait signe aux gens de médecine. Son éthique est de donner valeur, d’isoler chez le soignant ce qui compte – l’acte – , propre à chacun, car c’est ça ce dont les gens se souviennent : ce qu’on fait pour eux… on apaise, on évite le trauma. »

Voici le lien vers  Puls médecine

René Fiori « Les souffrances au travail »

René Fiori, psychanalyste, membre de l’Envers de Paris, a fondé en l’an 2000, avec deux autres psychanalystes 

Souffrances au Travail – SAT 

Il retrace dans cet interview cette création et ce que son expérience à Souffrances au Travail lui a enseigné.

Les souffrances, les plus spectaculaires – comme à France Telecom – ou les plus discrètes, indiquent ce que représente le travail dans la vie d’un sujet.

René Fiori est le co-créateur de Radio-a. Il est l’auteur de : « Elfriede Hirschfeld – L’autre cas de Freud qui nous enseigne », éd Amazon, 2020, et de :. »Elfriede H, La Femme aux épingles : De la névrose obsessionnelle à la mélancolie », éd. Amazon, 2015.

Cette vidéo est sous-titrée en français et en espagnol. La transcription et la traduction ont été faites par René Fiori, relues par Brigitte Brossais.  

Este video tiene subtítulos en francés y en español.

Sarah Guesmi « Rencontrer l’étranger – de l’ethnopsychiatrie à la psychanalyse »

Sarah Guesmi est psychologue, intéressée par l’interculturel, elle a suivi dans le cadre de son master des enseignements d’éthnopsychiatrie.

Dans cet interview, elle montre les limites du savoir théorique universitaire, indiquant que c’est sa propre psychanalyse alliée à la rencontre des sujets qui a été formatrice et l’a orientée.

« Pour moi la culture, c’est : comment le sujet s’en empare. »

« Je milite vraiment pour qu’on entende la singularité du parcours de chacun. »

« La psychanalyse, elle entend la culture du sujet. Çà fait partie de la singularité d’un sujet ce dans quoi il est baigné, donc ça se nomme. Mais ça ne se particularise pas comme forme d’écoute unique. »

Merci au groupe MAKESHIFT d’avoir autorisé pour l’interview de leur amie Sarah Guesmi l’utilisation de deux de leurs titres créés en 2018 : « Lazily » et « Elephant ».  Cliquez sur ce lien, et régalez vous en écoutant et en visionnant le : clip vidéo de « Lazily » 

Isabelle Galland « En milieu médical, psychose et psychanalyse »

Isabelle Galland est psychologue aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg dans un

service de médecine consacré aux malades du sida.

« Les personnes (…) en grande précarité psychique, ce sont celles-là qui meurent du sida aujourd’hui, ce sont celles-là qui ont des difficultés à être accompagnées, à prendre leur traitement, à pouvoir venir à l’hôpital, à être observantes. Et parfois, le fait de venir me voir, ça peut être un ancrage. »

« Être à l’écoute de ce dont (ces patients malades du sida) avaient envie de parler, de ce dont ils pouvaient parler. C’était approcher ce qui pouvait être innommable, intraitable, autour de la maladie grave, du corps atteint. (…) C’est grâce à la psychanalyse que j’ai pu écouter ces patients, les accompagner. »

Isabelle Galland est psychologue et psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.