Élina Quinton « Un lien à vie », sur le livre de Francesca Biagi-Chai

Élina Quinton est psychologue au Pôle Santé Mentale de Mayenne.

Elle s’appuie dans son interview sur son expérience de la psychanalyse qui permet de transmettre « l’importance du singulier », et sur ses rencontres avec Francesca Biagi-Chai, dont le livre résulte d’une série d’interview avec elle et Nathalie Leveau. Ce livre est intitulé :

« Traverser les murs, la folie de la psychiatrie à la psychanalyse »

Cet ouvrage dessine les contours d’une création originale de Francesca Biagi-Chai:

« L’hospitalisation de jour »

 Il s’agit de l’invention d« un lieu où un lien existe », d’un lieu qui permet de faire accueil pour les patients « au bord » pour qui vivre complètement dehors est difficileL’hospitalisation de jour vise à réunir les conditions d’« un lien à vie », c’est à dire un lien pour la vie : elle « permet un ré-accrochage à la vie pour beaucoup de patients ».

Élina Quinton, dans cet interview, parle de ses rencontres avec Francesca Biagi-Chai et de cette création, qui « nou[e] clinique du sujet, institution et concepts théoriques ». Ce préalable lui a permis à son tour de contribuer à mettre en œuvre un tel lieu d’Hospitalisation de Jour, au Pôle Santé Mentale de Mayenne.

– Lien vers un interview de Francesca Biagi-Chai réalisé par Fabienne Hulak et Aurélie Pfauwadel avec les étudiants et enseignants du Département de psychanalyse de Paris 8.

Anne-Sophie « Les effets de la parole en psychiatrie »

Anne-Sophie nous fait découvrir dans cette interview son travail de psychologue en psychiatrie où parfois « la souffrance est palpable » au point qu’on peut se demander ce que peut la parole. Elle donne plusieurs exemples où malgré des histoires de vie terribles, malgré un délire…

« parler ça sert ! »

Elle montre l’importance d’avoir éprouvé dans sa propre psychanalyse les effets de la parole, pour ensuite parier sur un lien de parole avec les patients qu’elle rencontre.

David Briard « Bouffée d’oxygène en pédiatrie »

Pédiatre, responsable du service de médecine pédiatrique au CHU de Rennes, David Briard montre dans cet interview les effets de sa psychanalyse dans sa pratique.

« De par nos pratiques très médicales, on peut très bien enfermer quelqu’un dans sa maladie…

S’occuper des malades… et pas que de leurs maladies !

est une préoccupation permanente de tous les soignants. Ma psychanalyse a eu pour effet que progressivement j’introduise dans le service de nouvelles inventions, avec comme visée de rendre plus vivants nos patients, leur faire mieux accepter leurs traitements, mieux s’accepter eux-mêmes.

Ces inventions comme « Bouffée d’Oxygène » et « Coup de Pouce » – il y en a bien d’autres – cherchent à faire sortir les patients de l’ordinaire du « bouillon médical », pour repartir autrement de cet hôpital, remordre la vie autrement. Une autre invention, le nec plus ultra ! est : « la conversation avec les patients ».

Toutes ces inventions, qu’il s’agisse d’une sortie, ou d’une activité comme le jardinage… sous-tendent la recherche d’un effet du côté de l’énonciation du patient, de la subversion du médical… C’est avoir une haute idée du pouvoir des mots et pourtant, de l’analyse on en ressort humblepuisqu’il faut laisser la place à ce que les inventions « langagières » viennent du patient comme du soignant.

De ces inventions, Puls médecine, s’en fait l’adresse. Puls ! fait signe aux gens de médecine. Son éthique est de donner valeur, d’isoler chez le soignant ce qui compte – l’acte – , propre à chacun, car c’est ça ce dont les gens se souviennent : ce qu’on fait pour eux… on apaise, on évite le trauma. »

Voici le lien vers  Puls médecine

René Fiori « Les souffrances au travail »

René Fiori, psychanalyste, membre de l’Envers de Paris, a fondé en l’an 2000, avec deux autres psychanalystes 

Souffrances au Travail – SAT 

Il retrace dans cet interview cette création et ce que son expérience à Souffrances au Travail lui a enseigné.

Les souffrances, les plus spectaculaires – comme à France Telecom – ou les plus discrètes, indiquent ce que représente le travail dans la vie d’un sujet.

René Fiori est le co-créateur de Radio-a. Il est l’auteur de : « Elfriede Hirschfeld – L’autre cas de Freud qui nous enseigne », éd Amazon, 2020, et de :. »Elfriede H, La Femme aux épingles : De la névrose obsessionnelle à la mélancolie », éd. Amazon, 2015.

Cette vidéo est sous-titrée en français et en espagnol. La transcription et la traduction ont été faites par René Fiori, relues par Brigitte Brossais.  

Este video tiene subtítulos en francés y en español.

Sarah Guesmi « Rencontrer l’étranger – de l’ethnopsychiatrie à la psychanalyse »

Sarah Guesmi est psychologue, intéressée par l’interculturel, elle a suivi dans le cadre de son master des enseignements d’éthnopsychiatrie.

Dans cet interview, elle montre les limites du savoir théorique universitaire, indiquant que c’est sa propre psychanalyse alliée à la rencontre des sujets qui a été formatrice et l’a orientée.

« Pour moi la culture, c’est : comment le sujet s’en empare. »

« Je milite vraiment pour qu’on entende la singularité du parcours de chacun. »

« La psychanalyse, elle entend la culture du sujet. Çà fait partie de la singularité d’un sujet ce dans quoi il est baigné, donc ça se nomme. Mais ça ne se particularise pas comme forme d’écoute unique. »

Merci au groupe MAKESHIFT d’avoir autorisé pour l’interview de leur amie Sarah Guesmi l’utilisation de deux de leurs titres créés en 2018 : « Lazily » et « Elephant ».  Cliquez sur ce lien, et régalez vous en écoutant et en visionnant le : clip vidéo de « Lazily » 

Isabelle Galland « En milieu médical, psychose et psychanalyse »

Isabelle Galland est psychologue aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg dans un

service de médecine consacré aux malades du sida.

« Les personnes (…) en grande précarité psychique, ce sont celles-là qui meurent du sida aujourd’hui, ce sont celles-là qui ont des difficultés à être accompagnées, à prendre leur traitement, à pouvoir venir à l’hôpital, à être observantes. Et parfois, le fait de venir me voir, ça peut être un ancrage. »

« Être à l’écoute de ce dont (ces patients malades du sida) avaient envie de parler, de ce dont ils pouvaient parler. C’était approcher ce qui pouvait être innommable, intraitable, autour de la maladie grave, du corps atteint. (…) C’est grâce à la psychanalyse que j’ai pu écouter ces patients, les accompagner. »

Isabelle Galland est psychologue et psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.

Laure Rodier à la radio… « Écouter, être entendu » 

Laure Rodier est psychologue clinicienne de formation. Elle travaille maintenant au SonoLab : l’atelier des sons de la radio Jet FM à Nantes.

« Pour moi, dit-elle, au-delà de travailler la question de s’exprimer, on travaille la question de l’écoute. Et c’est très important car…

Écouter c’est un Art ! »

À la radio Jet FM, Laure est chargée d’action culturelle et d’éducation aux médias auprès de différents publics, notamment des enfants et des adolescents.

« Je suis confrontée à des publics qui ne feront peut-être jamais de psychanalyse, mais j’ai envie de leur faire entendre quelque chose de ce que parler veut dire

de l’effort que ça demande pour être entendu. »

Voici les liens vers :

L’association Jet FM

Le site du SonoLab

Extraits sonores des projets du SonoLab utilisés dans la vidéo :

Création documentaire « Sisters ».

« Nina » réalisé par les élèves de l’école Stéphane HESSEL à Saint Herblain.

« Coloradio esclavage et liberté  » crée avec les jeunes du quartier du Breil. 

 

 

Caroline de Diesbach et Guilaine Guilaumé « Du divan à la scène. »

Conversation sur la création

au Mans le 14 décembre 2019 autour de « Nouveau(x) genre(s) », une pièce originale écrite par Caroline de Diesbach, auteure de théâtre, metteure en scène et comédienne.

Cette pièce est inspirée de sa propre psychanalyse. 

Extrait :

Caroline de D.: « l’expérience de la psychanalyse est extraordinaire… car elle dézingue le pathos ». Guilaine G. : « elle dézingue du blabla ! » Élisabeth M. : (…) « Ça coupe aussi le blabla intérieur… la séance arrive et : « Venez ! » »

Cette conversation a été  animée par Guilaine Guilaumé

 membre de l’Ecole de la Cause freudienne

Extrait :

Natacha D-S : « Vous faites de cet analyste, un analyste drôle (…) il y a de l’humour dans votre spectacle. » Caroline de D. : « J’avais envie que ce ne soit pas conventionnel, qu’elle ait son style ! » Guilaine G. : (…) « c’est une fiction. Ce n’est pas votre séance d’analyse qu’on a sur scène, on a votre reconstruction! »

Sous le titre « L’Art au féminin », cette rencontre, faisait suite aux 49è Journées de l’École de la Cause freudienne : « Femmes en psychanalyse » qui s’étaient tenues à Paris en novembre 2019. Natacha Delaunay-Stephant et Élisabeth Marion, membres de l’Association de la Cause freudienne, Val-de-Loire Bretagne au Mans ont organisé cet échange.

Dans la vidéo, les extraits de la pièce « Nouveau(x) Genre(s) » ont été enregistrés au Théâtre Manufacture des Abbesses en 2017-2018. Dans le rôle de l’analysante : Caroline de Diesbach.  Dans celui de la psychanalyste : Isabelle Gomez. Création chants : Marielle Tognazzoni. Création musique : Thierry Epiney. Guitare : Gilles Normand. Création vidéo : Julien Valentini et Vincent Forclaz. Création lumière : Jérôme Hugon. Regard extérieur : Mathilde Braun – Sébastien Ehlinger. Conseiller artistique : Philippe Metz. Décors : Valérie Margot. Chorégraphie : Géraldine Lonfat. Diffusion : Compagnie TECEM – Steven Arvon.

Vous pouvez retrouver Caroline de Diesbach sur ce BLOG dans une vidéo intitulée « l’Autre scène »

Emmanuelle Andre « Ce que la rencontre d’une petite fille m’a appris »

De l’éducation spécialisée à la psychologie clinique

Emmanuelle Andre met en valeur particulièrement « la délicatesse » que lui a enseignée sa psychanalyste.

« Quand moi, j’avais des choses à dire pas simples, mon analyste m’a appris que ça se respecte. On ne peut pas y toucher, ou alors avec toute une délicatesse »

La psychanalyse «  me permet d’avoir un support dans la relation à l’autre » (…) «en me recevant moi avec mes questions, dans ma façon de travailler, çà m’enseigne quelque chose ».

Cette vidéo a été tournée en septembre 2019 à Angers chez Nathalie Morinière qui fait toujours un accueil chaleureux à ces rencontres centrées sur la psychanalyse et ses effets singuliers. 

Anis Limami « S’enseigner avec la psychanalyse »

Anis Limami est chercheur à l’INRA et professeur à l’Université d’Angers.

Les effets inattendus de la psychanalyse

C’est ce qu’il met en valeur dans son rapport au savoir.  Si celui-ci est toujours très important, il peut désormais emprunter des voies différentes.

« Le cartel n’est pas un lieu où on va chercher un savoir déjà institué, c’est un lieu où on élabore un savoir ».

Dans les cartels ou à l’Antenne Clinique c’est « l’inhomogène, la singularité de chacun (qui) va s’exprimer ».

Lien vers Cartello : le site des Cartels de l’École de la Cause freudienne. 

Lien vers le site de l’Antenne Clinique d’Angers (ACA).

L’Antenne Clinique d’Angers est affiliée à l’UFORCA (l’Union pour la Formation en Clinique Analytique) pour l’Université Populaire Jacques Lacan.