Marlène Raymaekers « Mon chemin de créatrice, de peintre »

Marlène RAYMAEKERS est artiste peintre.

« La psychanalyse me permet une souplesse, pas seulement dans la peinture d’ailleurs, mais aussi dans la peinture, une liberté… faire confiance à mon inspiration. »

Dans cette vidéo vous pourrez découvrir ses œuvres magnifiques, de ses premiers dessins à ses tableaux les plus récents dont elle commente au fur et à mesure la conception.

Marlène, invitée le 14 avril dernier à Angers s’est entretenue à la tribune à propos de sa vidéo avec Colette Baillou. Sous ce beau tableau vous trouverez l’introduction de leur conversation :

Homme nu allongé, 2017 de Marlène RAYMAEKERS
Homme nu allongé, 2017 de Marlène RAYMAEKERS

La peintre qui chemine

Le témoignage de Marlène Raymaekers est très précieux car il nous montre que la psychanalyse, loin de déstabiliser un artiste, loin de l’éloigner de sa route, peut au contraire le conforter dans son art et lui faire prendre le chemin d’une créativité insoupçonnée.

Marlène parle en effet de cheminement. Passant d’une certitude de l’enfance – je vais être peintre – à un questionnement – que vais-je peindre ? – elle arrive à – je me laisse aller à peindre – avec souplesse et créativité.

En chemin, elle s’écarte d’une fascination pour la perfection qui l’avait emmenée au Japon étudier la calligraphie. Elle peut alors accepter l’imperfection et accueillir l’imprévu. C’est là le point central de son témoignage. Car, c’est d’avoir fait céder cette fascination qui la figeait dans une posture l’empêchant de peindre, que la psychanalyse introduit un mouvement permettant à Marlène de dire : « je suis un peintre qui chemine ».

Elle a trouvé ainsi, avec le soutien de son analyste, le chemin de l’école buissonnière et n’est-ce pas celui qui convient le mieux à celle que la rigidité de la scolarité classique rebutait ?

Et quand elle dit – j’ai peint ce qui me venait… – ou bien – j’ai interprété les trois grâces de Rubens et les classiques… – ou encore – la peinture travaille à mon insu… – ne fait-elle pas « usage de l’inconscient »1 et n’est-elle pas une formidable illustration de la phrase de Lacan : « un psychanalyste (…) l’artiste toujours le précède. »2

Colette Baillou

Introduction à la conversation avec Marlène Raymaekers,

le 14 avril à Angers, lors de l’après-midi consacré aux

« Effets inattendus de la psychanalyse »

 Lien vers pdf  

1 Jacques Lacan

, Hommage fait à Marguerite Duras, Autres Écrits, Paris Seuil p.193

2 Ibid, p.192

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