Deux vidéos : 1 « Écouter et s’exprimer » 2 « Consentir ? » par Sylvie Lacroix, avocate

Interview de Sylvie Lacroix, avocate au barreau du Mans, en deux épisodes, par Cécile Nicco, professeure de philosophie

En 2021, elles ont participé ensemble à la préparation d’une visioconférence dont l’invitée, Clotilde Leguil présentait son livre « Céder n’est pas consentir » (PUF, 2021). C’est à propos de cette question fondamentale du consentement que j’ai demandé à Cécile Nicco d’interviewer Sylvie Lacroix. Mais l’intérêt pour le travail de Clotilde Leguil n’est pas sans lien avec l’expérience de la psychanalyse.

C’est par là que l’interview commence dans ce premier épisode intitulé :

«Écouter et s’exprimer» :

Le second épisode est intitulé  « CONSENTIR ? »  À propos du livre de Clotilde Leguil : « Céder n’est pas consentir »

Cet épisode est consacré à ce livre dont Sylvie Lacroix met en valeur le retentissement dans sa réflexion. Ce livre qui éclaire les racines subjectives du consentement à la lumière de la psychanalyse.

Quand y a-t-il ou non consentement ?

Comment tracer une frontière entre consentement et forçage ?

L’exploration, ancrée dans l’actualité, des enjeux subjectifs du consentement, que nous apporte Clotilde Leguil, peut-elle avoir un impact dans le domaine du droit ?

Pour en savoir plus sur les avancées de la législation en terme de consentement, vous pouvez consulter cet article intitulé : Faut-il changer la définition du viol ?, publié sur le BLOG de Michel Huyette « Paroles de juge ». Cet article présente l’évolution de la législation, ainsi que les réflexions et débats en cours sur la définition du consentement.

Vous pouvez retrouver Cécile Nicco sur ce BLOG dans une interview publiée en 2018 intitulée « Désir de savoir, désir d’apprendre » où elle parle des effets de sa psychanalyse sur sa pratique d’enseignante en philosophie.

Pour cette vidéo tournée à la maison des avocats et à la cité judiciaire du Mans, nous remercions pour son appui technique Romain Souchu, venu avec sa caméra, ce qui donne au film une dynamique supplémentaire.   

Marjorie Quélard « Les ressorts du passage à l’acte, science et subjectivité »

Psychologue orientée par la psychanalyse, Marjorie Quélard s’intéresse au point d’articulation entre le droit et la psychanalyse.

Filmé à Nantes en février 2023, l’interview a donné matière à deux vidéos.

Voici la seconde vidéo où elle explore particulièrement ce qui se passe au moment du passage à l’acte. 

Que nous apprend la criminologie sur ce moment de bascule ? 

La science et les statistiques essaient de prédire le crime, mais qu’en est-il de la responsabilité subjective ?

Cette vidéo fait suite à un premier volet publié en mars 2023, où Marjorie Quélard interroge la manière dont la société protège les individus. À notre époque où les sujets sont moins sensibles aux symboles, comment faire tenir un lien social pacifié ? Comment réguler les transgressions ?

La loi comme interdit peut-elle constituer un impossible ?

En voici le lien : 

Marjorie QUÉLARD « Psychanalyse, droit et sciences criminelles »

Psychologue clinicienne en libéral et en institution, Marjorie Quélard travaille auprès d’adolescents et dans la protection de l’enfance, auprès d’équipes médico-légales dans une UAPED : Unité d’Accueil Pédiatrique des Enfants en Danger.

Dans cette seconde vidéo, vous retrouverez l’ensemble nantais de musique baroque : La Querelle des Bouffons, dont l’interprétation de la « Simphonie à huit concertants » de Zelenka avait accompagné la première vidéo. Cette fois La Querelle des Bouffons joue le « Concerto pour clarinette K622″ de Mozart. Voici le lien vers leur site : La Querelle des Bouffons

Marjorie Quélard « Psychanalyse, droit et sciences criminelles »

Psychologue orientée par la psychanalyse, Marjorie Quélard s’intéresse au point d’articulation entre le droit et la psychanalyse.

L’interview filmé à Nantes en février 2023 a donné matière à deux vidéos. 

Dans cette première vidéo, Marjorie Quélard s’interroge sur la manière dont la société protège les individus aujourd’hui. À notre époque où les sujets sont moins sensibles au symboles, comment faire tenir un lien social pacifié ? Comment réguler les transgressions ?

La loi comme interdit peut-elle constituer un impossible ?

Dans la seconde vidéo, intitulée : 

« Les ressorts du passage à l’acte, science et subjectivité » 

Marjorie Quélard explore ce qui se passe au moment du passage à l’acte.

Que nous apprend la criminologie sur ce moment de bascule ? La science et les statistiques essaient de prédire le crime, mais qu’en est-il de la responsabilité subjective ?

Marjorie Quélard est psychologue clinicienne à Nantes. Elle travaille avec les adolescents et intervient dans la protection de l’enfance, notamment dans des équipes médico-légales, dans une UAPED : Unité d’Accueil Pédiatrique des Enfants en Danger.

L’accompagnement musical de la vidéo est une interprétation de « Simphonie à huit concertants » de Zelenka par l’ensemble musical « La Querelle des Bouffons » dont fait partie Marjorie Quélard. Merci pour cette remarquable interprétation ! Pour découvrir cet ensemble,  voici le lien vers leur site  ICI

 

Anne-Élisabeth Labenne « Expertise et éthique psychanalytique »

Psychologue clinicienne, Anne-Élisabeth Labenne, montre comment sa propre psychanalyse lui a permis de ne pas reculer devant la proposition d’exercer une fonction d’expert auprès des Tribunaux, ainsi que devant celle, délicate, de psychologue à la Brigade des Mineurs.

« Céder n’est pas consentir » (PUF, 2020)

L’appui sur ce livre de Clotilde Leguil lui a donné une perspective nouvelle et  nuancé ce qui se passe pour les jeunes qu’elle rencontre à la Brigade des Mineurs. Cet éclairage lui a permis de prendre position et de trouver les mots quand il s’agit de faire valoir les nuances du « se laisser faire… »

Cet interview apporte aussi un aperçu précieux sur la place méconnue du psychologue dans l’enceinte du tribunal. Il s’agit d’« assumer d’être du côté du sujet », pour que la plainte puisse être entendue.

« C’est d’une position éthique que déjà je me suis engagée dans l’analyse (…) c’est hors de question que je reçoive quelqu’un si je ne suis pas un peu au clair avec moi-même ».