Atelier Minute Causette – en 3 épisodes

Voici une mini-série en trois épisodes consacrée à un dispositif inédit : L’Atelier « Minute Causette », fruit d’une rencontre entre deux professionnelles, une psychologue et une professeure des écoles travaillant ensemble auprès des enfants de l’ITEP* St Antoine de Chinon. 

Comment travailler avec ces enfants ? Comment susciter leur attention ? Comment les apaiser ? Pour leur professeure des écoles, comment les amener à lire, leur en donner le goût ? Pour leur psychologue, comment les amener à dire ce qui leur arrive ? 

Isabelle Buillit, psychologue et Céline Thévenet, professeure des écoles, interviewées par Dora Zaouch, nous font le récit de leur expérience

Dans le  premier épisode, « ENFANTS SURPRENANTS », elles expliquent leur projet et les surprises que leur ont réservé les enfants

SOMMAIRE  : 1mn20 : Les enfants de l’ITEP et l’Atelier Minute Causette – 3mn50 : Attention et apaisement – 8mn10 : Un autre regard – 12mn40 : De la rivalité au compagnonnage – 

Dans le second épisode, « DÉSIR DE LIRE ». Vous entendrez dans cette vidéo comment la lecture de romans et les conversations que cela provoque, « appelle chez [ces enfants] quelque chose qui va calmer la pulsion ». Tenus en haleine par le récit, la lecture se poursuit semaine après semaine. Le DÉSIR de lire s’en trouve alors éveillé.

SOMMAIRE : 1mn00 : Pulsion et civilisation – 3mn00 : Du « doux forçage » à « ça m’a fait ému » – 7mn45 : Le savoir de l’enfant – 9mn25 : ...et subjectiver ?

Dans le troisième épisode : « PARLER », est mis en valeur ce qui permet l’émergence de la parole. Comment parler à ces enfants pour lesquels « tout le symbolique est réel »** ? Dans ce dernier épisode on entendra comment les fictions de chaque roman lu à haute voix peuvent être des paroles recevables, et non plus reçues comme malveillantes. On entendra aussi comment ces moments de lecture réunissent les conditions pour qu’une énonciation soit possible, et que du sujet puisse advenir. 

SOMMAIRE : 0mn50 : «.L’enfant se nourrit de paroles autant que de pain » – 2mn50 : L’effet d’une demande minimale5mn20 : Dimension thérapeutique / transfert.

* Un ITEP est un Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique qui accueille des enfants et des adolescents rencontrant des difficultés psychologiques de socialisation et d’accès aux apprentissages. 

**Lacan J., Ecrits, « Réponse au commentaire de Jean Hyppolite », Paris, Seuil, p.390.

La musique des vidéos consacrées à l’Atelier Minute Causette est une composition originale de Nathanaël Sakaï : « Melomoog », 2023.

Fouzia Taouzari « LE CONTRÔLE ANALYTIQUE »

Épisode 4/4 : UNE INTERPRETATION SUR-MESURE

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Ce 4ème ÉPISODE consacré au CONTRÔLE ANALYTIQUE, par Fouzia TAOUZARI, met en évidence l’interprétation :

Les difficultés qu’éprouve le patient sont en lien avec « ce qui le constitue en tant que sujet… Et pour qu’il ait accès à ce savoir inconscient qui lui permettrait de déchiffrer, de lire ce qui lui arrive, il faut que le praticien fasse émerger l’inconscient […] et lui donne le goût du déchiffrage » et pour cela, « il n’y a pas dix-mille façons de faire que d’interpréter ! »

Elle se réfère à l’article de Jacques-Alain MILLER : « Le mot qui blesse » paru dans la Revue la Cause freudienne N° 72, Navarin éditeur, 2009.

Extraits de l’article de Jacques-Alain Miller commentés dans cette vidéo par Fouzia TAOUZARI : « L’interprétation freudienne c’est essentiellement une traduction. FREUD l’a inventée à propos du rêve, et de là, elle s’est étendue à toutes les formations de l’inconscient », p135.

« L’interprétation lacanienne n’est pas traduction mais révélation, elle lève le voile sur ce qui est impossible-à-dire, elle lit ce-qui-ne-peut-se-dire, au-delà du refoulement », p136.

Fouzia TAOUZARI est psychologue et psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne.

Épisode 3/4 : ACCUEILLIR LE SILENCE

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Fouzia Taouzari et Élisabeth Marion lors du tournage de la vidéo, août 2022.

On peut croire ou imaginer que « parler ça fait du bien » et pourtant, que l’on soit psychologue, éducateur, infirmier, médecin, professeur… parfois, on peut se trouver troublé face au silence (d’un enfant… d’un patient). Qu’en penser ? que faire ?

Dans ce 3ème épisode, Fouzia TAOUZARI, témoigne à partir de sa pratique de la difficulté rencontrée face au silence d’un patient. Le contrôle et l’analyse lui ont permis de faire un pas de côté, pour faire accueil du silence, afin que la parole puisse advenir. L’enjeu est de taille, celui de « pouvoir à la fois accepter le silence, ne pas venir le combler, ne pas venir recouvrir la difficulté de l’autre. Et, être là, être une présence qui permet à l’autre de pouvoir traverser les difficultés qu’il rencontre ». Cet épisode permet de prendre la mesure de l’enjeu subjectif du silence, à partir de la pratique clinique nouée au contrôle et à l’analyse. 

Épisode 2/4 : S’EXTRAIRE DE L’AVEUGLEMENT

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Dans ce 2ème ÉPISODE, Fouzia TAOUZARI montre qu’écouter vraiment un patient, être à la bonne place, « ça ne va pas de soi ».

À partir d’un cas de sa pratique, « La jeune femme et le téléphone », elle montre comment le Contrôle Analytique vise à distinguer ce qui se joue pour le praticien et qui l’empêche d’y voir clair, et ce qui se joue pour le patient. Ce repérage nécessaire permet alors de « supporter ce qu’est l’autre dans toute sa singularité et toute sa différence ! »

Épisode 1/4 : LE DÉSIR EN ACTE

À qui s’adresse le contrôle analytique ? Pourquoi y aller ? Quand ? Que peut-on en attendre ? Faut-il connaître la théorie psychanalytique pour faire un contrôle ? Est-ce obligatoire ? Qu’est-ce qui opère ?

Fouzia TAOUZARI y répond en prenant appui sur sa propre expérience de la psychanalyse et du contrôle.

EN CONTRÔLE ANALYTIQUE, il s’agit de parler de sa pratique à un analyste, d’essayer d’y voir clair. Il est possible de poser ces questions qu’on ne peut résoudre seul, ni poser à un collègue : « Pourquoi ça me fait çà ? Pourquoi je m’implique trop ? Pourquoi je n’ai pas envie d’y aller ? »

Fouzia TAOUZARI dit que « toute personne qui accompagne des sujets (à l’hôpital ou dans des associations…) rencontre à un moment donné des obstacles, par exemple, l’angoisse (… qui interpelle) le praticien dans sa propre implication dans la relation à l’autre ». C’est ce que ce praticien va pouvoir mettre au travail lors d’un contrôle analytique. 

Vous pouvez retrouver Fouzia TAOUZARI sur ce BLOG dans une vidéo passionnante intitulée « Sortir du silence » où, a-t-elle écrit : « je livre comment – par la rencontre avec un psychanalyste – j’ai pu déconstruire ce qui bâillonnait ma parole, cadenassait mon corps de femme, et ce qui a fait obstacle à la rencontre avec mes patients… »

Un grand merci à Jihane BOUGRINE pour la musique «Rahat El Bal», chanson composée et écrite par elle-même, dont elle a gracieusement autorisé l’utilisation pour accompagner les vidéos de son amie Fouzia TAOUZARI. Voici le lien vers son site : ici. 

Des éducateurs et éducatrices spécialisé.e.s parlent de l’Analyse des Pratiques

Dans cette vidéo, Pierre-Yves, Julie, Arthur et Dorothée, éducateurs et éducatrices spécialisé.e.s, qui travaillent dans des lieux différents – auprès d’enfants, d’adolescents ou de demandeurs d’asile – parlent de ce qu’est

l’Analyse des Pratiques, ADP, avec un.e psychanalyste

et de ce que cela leur apporte au quotidien dans leur travail.

Voici quelques extraits :

Pierre-Yves : En ADP, on échange sur « comment on va continuer à accompagner ces personnes-là avec le transfert… avec les résonances que ça amène chez nous.» 

Julie : « Il y a des situations, des choses qui se passent, si on ne les met pas au travail, on peut être en souffrance professionnelle.» « L’analyse des pratiques, ça permet de comprendre un peu la complexité de l’être humain, et comment faire avec. »

Arthur : L’ADP « c’est un lieu où on cherche des solutions (…) comme on travaille sur l’humain, il n’y a pas de solution exacte ».« Personne n’a la solution, mais à nous tous en terme de réflexion on peut en approcher ».

Dorothée : « Ce n’est pas au jeune de s’ajuster à nous, c’est à nous d’aller vers le jeune et de réajuster nos pratiques, et je trouve que l’analyse des pratiques nous permet ça aussi ». 

Travaillant depuis de nombreuses années avec des équipes éducatives, notamment en MECS – Maison d’Éducation à caractère Social, ou dans des Foyers d’Hébergement -, je souhaitais depuis longtemps réaliser cet interview. En effet, les éducateurs.trices sont confronté.e.s dans le quotidien avec les jeunes ou les personnes qu’ils rencontrent, à une clinique, un réel parfois extrêmement dur, au «réel en tant qu’il est impossible à supporter»* ainsi que le dit Lacan. Or, ils s’y confrontent, ils essaient de tisser au-delà des difficultés, de la souffrance, de la précarité, un lien de travail. En ADP, les échanges demandent à chacun un investissement important, et cela concoure à l’élaboration d’un savoir nouveau, d’un savoir-y-faire déduit d’une situation particulière, de la singularité d’un cas, de sa subjectivité. Cela permet de repérer et favoriser la solution du sujet pour vivre dans le monde.

Je remercie vivement Julie, Dorothée, Pierre-Yves et Arthur pour leur précieux témoignage sur les effets de l’Analyse des Pratiques dans l’exercice de leur profession.

Élisabeth Marion

*J. Lacan, Ouverture de la section clinique, Ornicar ?, n°9, Paris, 1977 

Hors-série « La BD rose de la psychanalyse »

Suite à sa première expérience de travail en cartel, Anaëlle, éducatrice spécialisée auprès d’enfants  et art-thérapeute a écrit et illustré un petit livre : « La BD rose de la psychanalyse ».

Découverte du travail en cartel.

 Dans cette interview, outre la présentation de la BD, Anaëlle parle de sa première année de travail en cartel et de ce que cela lui a apporté. 

Anaëlle est interviewée par Roxane M. qui m’a apporté son aide précieuse à la réalisation de nombreuses vidéos.

Vous pouvez retrouver Anaëlle sur ce blog dans une vidéo intitulée Adoucir l’effroi centrée sur ce que sa psychanalyse lui a apporté dans son travail d’éducatrice auprès d’enfants.

*Le cartel est un petit groupe de travail inventé par Jacques Lacan pour rendre vivante et accessible l’étude de la psychanalyse.  

La musique de cette vidéo est une création originale de Nicolas Suet, intitulée « Brume » (2017). 

Annie Stammler « De la psychanalyse à l’écriture de livres pour enfants »

Au fil des différents livres illustrés de sa main,

Annie Stammler nous conte l’histoire de Poussiérot, petit corbeau maltraité, voleur, fugueur, et de Neigeuse, la merlette blanche, qui souffre d’être différente. Ils feront des rencontres – du Docteur Chouette… de merles chanteurs – qui leur permettront de trouver leur voie et leur voix.

Annie a travaillé comme psychiatre et psychanalyste aux hôpitaux de Paris où elle a utilisé la musique auprès d’enfants gravement malades. Elle a aussi travaillé auprès des enfants de l’Aide Sociale à l’Enfance de Paris. C’est au cours de cette riche expérience qu’elle a écrit ces livres. Ils s’adressent à la fois aux enfants et aux adultes travaillant avec eux et répondent à la question :

Que peuvent la psychanalyse et la musique pour ces enfants parfois si blessés ?

Annie Stammler est interviewée par Delphine Provost qui est psychomotricienne auprès d’enfants.

Vous pouvez retrouver sur ce Blog l’une et l’autre : Annie dans une interview  intitulée « À l’écoute des enfants », dédiée plus précisément aux effets de sa psychanalyse dans son travail de psychiatre auprès des enfants et de leurs parents. Et Delphine dans une interview intitulée « Le cheval, le corps et la psychanalyse », qui lui est consacrée, où elle explique ce que sa psychanalyse a changé dans sa pratique de la thérapie psychomotrice avec le cheval auprès des enfants.

À signaler que la musique à la mandoline qui accompagne la vidéo d’Annie est une création originale de Guillaume Miant

Hervé Guillemain : « L’effet de la psychanalyse sur le travail de l’historien »

Hervé Guillemain est historien, spécialiste de l’histoire des pratiques de santé aux XIXe et XXe siècles.

Ses recherches portent sur l’histoire de la folie et de la psychiatrie. 

Dans cet interview, il explique en quoi la psychanalyse a changé le travail des historiens, et la manière dont lui-même étudie dans les archives des hôpitaux psychiatriques, les dossiers des patients. 

« Ces dossiers de patients sont un reste de l’histoire… et ce reste,  moi j’estime qu’il peut permettre de faire une histoire sociale de la folie, de la psychiatrie, des psychothérapies… » 

Hervé Guillemain est interviewé par Nathalie Lebreton.

Nathalie est infirmière en psychiatrie. Elle explique les effets de sa psychanalyse dans sa vie professionnelle dans  la vidéo qui lui est consacrée, intitulée « Se décentrer de soi-même ».  

Anne-Laure « Explorer la langue »

Voici la vidéo d’ Anne-Laureprofesseure de littérature anglaise.

Elle s’intéresse à la langue en tant qu’elle est « étrangère », à la violence du langage, du texte, et aux rapports de la langue et du corps. Dans cette vidéo elle retrace le nouage entre ses recherches, son expérience de la psychanalyse et la rencontre des textes de Lacan.

«  C’était pendant trois ou quatre ans l’objet de mon attention de tous les jours ce dialogue entre une littérature en langue étrangère et la langue de Lacan. »

Montage-photo Interview d’Anne-Laure